Grand Casino de Bruxelles

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Costard impeccable, lunettes branchées, Tim Cullimore a fait du chemin depuis ses débuts, en 1978. Pour lui, la roue a plutôt bien tourné. « J'ai commencé comme croupier », explique celui qui est désormais le directeur général du « Grand Casino Brussels ».

Dans la salle de la Madeleine, futur temple du jeu bruxellois, les premières machines ont pris leurs quartiers. Mais les brouettes qui slaloment entre les bandits manchots sont remplies de sacs. De sable et non de jetons. Des dizaines d'ouvriers s'affairent encore pour offrir aux lieux tout le lustre qui se doit. Et il reste du boulot pour finir ce grand jeu de construction. « C'est comme dans une maison, tempère le directeur général, au début, tout prend un temps fou mais, pour la décoration, ça va beaucoup plus vite. »

C'est que tout doit être prêt pour la mi-décembre, pour une « ouverture soft » mais surtout pour le 19 janvier, date de l'inauguration officielle et de la soirée de gala. Du côté des porteurs du projet, les Autrichiens de « Casinos Austria » et les autorités publiques, pas question d'attendre pour se réjouir. Réunis pour une présentation in situ, tous sont contents, chacun se félicite. C'est qu'ils sont tous gagnants. Et ce n'est pas un hasard. « C'est un attrait supplémentaire pour la ville qui nous est chère », entame Freddy Thielemans, le bourgmestre de Bruxelles parlant de développement économique pour la Région tout entière. Trois millions d'euros rien que pour la Ville. « Sans compter les retombées indirectes », ajoute le mayeur.

Autre avantage majeur : la création d'emploi. Sur 256 employés, 160 sont issus de la Région bruxelloise. « Les autres sont là pour faire partager leur expérience et transmettre leur savoir-faire mais, à terme, plus de 90% de nos employés seront bruxellois. Et peut-être qu'un jour l'un d'eux deviendra directeur général », reprend Tim Cullimore en clin d'oeil à sa propre trajectoire.

La satisfaction est également de mise du côté de Paul Herzfeld, directeur de « Casinos Austria international » qui exploite aujourd'hui 59 temples du jeu sur la planète dont 8 à bord de bateaux de croisière. « En 1934, lors de la création de notre premier casino en Autriche, nous avons fait appel à des Belges pour former nos croupiers. Nous mettons aujourd'hui notre expérience internationale au service du savoir-faire local. »

Le Grand Casino Brussels est le plus grand projet du genre mené en Europe ces dernières années, dit encore Tim Cullimore. Avec des attentes à la hauteur des ambitions. « Dès 2006, nous espérons avoir 1.000 visiteurs par jour et nous tablons sur un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros (dont 15 millions d'impôts). »

Bruxellois ou touristes, joueurs acharnés ou curieux, chacun est bienvenu à la Madeleine avec ses 6.200 m2 dédiés aux plaisirs du jeton, le plus optimiste pouvant déjà se mettre à rêver d'emporter la bagatelle d'un demi-million. En une seule mise. Le visiteur aura en tout cas l'occasion de titiller plus de 200 machines à sous et de s'asseoir autour de l'une des tables de jeu (roulette, black-jack, poker...). « Des machines dernier cri », promettent les gestionnaires. Et pour accéder au Casino, deux obligations : être détenteur de la carte de membre (gratuite) et avoir au moins 21 ans.


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